"Joglars"
jongleurs en français. Ils étaient les interprètes des troubadours quand
ceux-ci ne chantaient pas leurs chansons eux-mêmes. Ils étaient des
messagers sillonnant l'Occitanie médiévale, portant de cours en cours les
créations uniques des poètes éternels. Des messagers au service du plus
puissant seigneur de ce temps : l'AMOUR.
Joglars : cinq musiciens et chanteurs qui conjuguent l'art des troubadours
au présent.
Thierry Cornillon :
Chanteur traditionnel dans la vallée de la Vésubie, II se spécialise
dans l'étude des chansons des troubadours du XIè XIIè et XIIIè siècles,
utilisant son «gavot», provençal alpin de naissance, pour chanter les
poésies lyriques des troubadours occitans et montrer que 8 siècles après,
l'Amour courtois vibre toujours dans la langue occitane contemporaine.
Sybille Brix :
D'origine allemande, elle obtient son diplôme d'état de viole de gambe à
Nuremberg en 1990. Elle s'installe en France, se perfectionne auprès de
Sylvie Moquet à Aix-en-Provence. Durant ses études elle suit des stages
avec Paolo Pandolfo, Marianne Muller et Christophe Coin. Elle donne de
nombreux concerts en musique baroque, notamment dans la région niçoise,
avec la Société de musique ancienne, l'ensemble de Lascaris et Gilbert
Bezzina. Après avoir participé à deux stages avec la Camerata mediterranea
de Joël Cohen, elle s'intéresse à la musique du moyen âge et notamment a
la pratique instrumentale de la vièle à archet. Elle mène des recherches
sur la place de la vièle à archet dans l'accompagnement des chansons
courtoises des troubadours.
Catherine Roche :
Conteuse et formatrice à l'art du conteur. Ses contes puisent dans le
répertoire traditionnel. Elle s'intéresse aux légendes et aux mythes qui
ont inspiré les troubadours dans leurs créations poétiques : Tristan et
Iseult, Erec et Enide...
Olivier Feraud :
Diplômé des beaux-arts de Nice. Il pratique la musique ancienne (le luth
et le théorbe) ainsi que la musique médiévale, et mène depuis plusieurs
années des recherches sur la facture et la pratique instrumentale
médiévales, notamment sur la vièle à archet, la guiterne, l'organistrum et
la harpe, tout comme certains aérophones comme la flûte et le calamel...
Il poursuit aujourd'hui un doctorat d'éthnomusicologie à Paris."
Gianni Rivolta :
Né à Gênes (Italie) en 1965, il étudie la flûte traversière avec Ermanno
Custo et Roberto Fabbriciani en Italie, et avec Maxence Larrieu au
Conservatoire supérieur de Genève (Suisse). Parallèlement il étudie la
flûte à bec et l'interprétation des musiques anciennes avec Lorenzo Girodo
(Turin). En 1985 il obtient le diplôme de flûte traversière (à Florence)
et de flûte à bec en 1988 (au Royal Collège of Music de Londres). Il a
participé à de nombreux festivals dont le «Vivaldi» de Venise (avec
Christopher Hogwood), le «Bussottioperaballet » de Genazzano et «Musique
au Musée d'Orsay» à Paris. Il collabore avec l'orchestre de chambre de
Gênes, l'Ensemble del Riccio, l'Ensemble de la Société de musique ancienne
de Nice et avec des compositeurs contemporains dont Sylvano Bussotti. Il a
enregistré pour la RAI (Radiotélévision italienne) et pour Antes-Concerto
(CD «Per cantare et sonare»). Il est professeur de flûte à bec à
l'Académie Rainier III de Monaco et à l'Ecole Municipale de musique de
Valbonne dont il est le responsable de l'interdépartement de musiques
anciennes.